Description
Avant que les grimoires n’existent, les gens des campgnes savaient. Ils lisaient dans l’écorce des vieux chênes, dans le vol des corbeaux au-dessus du seigle, dans l’odeur de la terre qui se réveille. C’est depuis ce fond de mémoire qu’Alys-luna a façonné cette couronne de Beltane.
Mousse ramassée à l’orée d’une forêt de chataigniers, fleurs séchées cueillies au bon moment de la lune — chaque brin porte la mémoire du geste. Une pointe de cornaline vient sceller l’ensemble : pierre du feu de joie, du sang chaud de la Terre, gardienne des seuils et des passages.
À Beltane, la couronne n’est pas ornement — elle est acte. Les anciennes traditions des campagnes voulaient que l’on en tresse une pour les jeunes filles franchissant le seuil de la saison nouvelle, pour les femmes honorant la Déesse en fleur, pour les portes et les étables que l’on voulait placer sous la protection du feu de mai. Portée lors du rituel pour honorer l’arbre de Mai, suspendue au-dessus du foyer ou déposée en offrande au pied d’un arbre sacré, elle marque le passage — de l’obscur vers la lumière, du repos vers la pleine puissance de l’été et de la fertilité.
Cette couronne n’est pas un décor. C’est une présence. Elle appartient aux intérieurs où l’on honore encore les anciennes puissances — au-dessus d’un autel de saison, accrochée à la porte du logis pour appeler l’abondance, posée en offrande à la croisée des chemins.
Pièce unique, non reproductible, née des mains et de l’intention d’une gardienne des savoirs anciens.








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