Bienvenue Juin : Litha, le Solstice d’Été et sa Magie Solaire

solstice d’été Litha

Juin est le mois du solstice d’été, celui de Litha — une célébration lumineuse et pleine de vitalité, où le feu occupe une place centrale.

Les jours s’allongent jusqu’au 21, date du sabbat de Litha, marquant l’apogée de la période claire. Nous sommes au cœur de l’été : c’est le moment de l’année où la lumière du jour l’emporte sur la nuit, où la magie solaire atteint sa pleine puissance.

Cette fête ancestrale n’a pas disparu. Partout dans le monde, et tout particulièrement dans les pays du nord de l’Europe, des rassemblements sont organisés pour honorer le soleil. En France, et plus spécialement en Provence, ce solstice se célèbre sous le nom de fête de la Saint-Jean. C’est l’un des moments les plus puissants de la roue de l’année, celui où le Roi Soleil nous inonde de toute sa splendeur.

Nos ancêtres le savaient bien. Guérisseuses, druidesses, devineresses, sorcières et rebouteuses profitaient de cette période bénie pour cueillir les plantes médicinales les plus précieuses : le millepertuis, le sureau, ou encore la molène — appelée « cierge de la Saint-Jean » car sa longue tige, enduite de poix, servait de flambeau pour illuminer les festivités. Des rituels de purification et de protection étaient également pratiqués lors de ces nuits sacrées.

Au cœur de ces célébrations brûlait le feu de Litha, le feu de la Saint-Jean. Symbole du soleil lui-même, il incarne à la fois la puissance créatrice et la force purificatrice. En Camargue, la tradition veut que l’on aille chercher la flamme venue du Canigou, pour la propager à travers toute la Camargue et la Provence — geste fort d’amitié, de partage et de solidarité entre Catalans et Provençaux.

C’est avec cette flamme que l’on allume le bûcher de la Saint-Jean. Au préalable, chacun a pris soin d’accrocher sur ses branches ses vœux, ses souhaits, ses intentions. Lorsque le brasier est à son plus fort, tout cela s’élève vers l’univers, vers le Dieu Soleil. On danse autour des flammes, on saute par-dessus elles. Puis, lorsque le feu commence à faiblir, on ramasse un tison que l’on rapporte chez soi — protection précieuse contre la foudre et la maladie.

Pour finir, des pains ronds en forme de soleil sont distribués, accompagnés de petits bouquets d’herbes sacrées — médicinales et magiques — que chacun conserve précieusement, en guise de porte-bonheur pour l’année à venir.

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