Publié le

Litha

Le sabbat de Litha est le moment de l’année où le soleil est à son apogée. La roue de l’année continue sa ronde. Nous sommes au Solstice d’été.Cette nuit est la plus courte, c’est un moment de l’année où les énergies sont très puissantes, le voile entre les deux mondes est plus fin, la communication avec l’invisible est palpable. Nous sommes au cœur de l’été. A ce moment là, l es rayons puissants du soleil inondent la Terre Mère de son pouvoir et la nature est à son apogée. Pour célébrer cette nuit magique, dans l’ancien temps, les paysans allumaient de grands Feux, dansaient autour, sautaient par-dessus les braises et ramenaient un tison chez eux car ce tison avait la propriété de protéger bêtes, gens et récoltes pour l’année à venir. Dans certaines traditions il était de coutume de faire dévaler la colline à une roue enflammée qui symbolisait le soleil. Si la roue s’éteignait avant d’avoir atteint le bas, ce n’était pas bon signe et les paysans devaient s’attendre à de mauvaises récoltes. Lors de ce sabbat, les sages-femmes, les guérisseurs et guérisseuses allaient cueillir les herbes médicinales car les énergies sont très fortes à cette période là, les vertus des plantes sont imprégnées de cette force. En allumant ces grands feux, les gens donnaient de la force au soleil pour qu’il puisse terminer de faire mûrir les cultures qui n’étaient pas encore prêtes, les paysans sachant qu’à partir de ce sabbat les jours commençaient à diminuer

Mais comme la roue ne s’arrête jamais, au lendemain de ce sabbat, le soleil commence à décliner, la partie sombre va petit à petit prendre de plus en plus de place. Chaque jour nous allons perdre des minutes d’ensoleillement.

Pour les guérisseurs et guérisseuses, les sage-femmes, c’était le moment de préparer les potions, filtres, onguents avec les plantes de ce sabbat. Les rituels de guérison,de protection, d’amour ont plus de force à ce moment-là de l’année.

Chez nous en Provence, on fait de grands feux pour danser autour et sauter par-dessus les braises. Je ramène toujours un tison à la maison que je garde jusqu’à l’année suivante et l’année d’après je ramène l’ancien et je le jette dans le nouveau feu. Comme lors du sabbat de Yule, pendant le repas de Litha on garde une part du repas pour l’offrir aux esprits, la part des anges. Ainsi on garde un bon rapport avec l’invisible. Honorer la nature et tous les règnes qui la composent. Fêtez le jour le plus long, la nuit la plus courte, les énergies d’abondance, d’amour, de protection, de créativité, de fertilité sont au plus haut. Profitez pleinement de ce sabbat de Litha

Publié le

Beltane

 

 

Le sabbat de Beltane

Si on regarde une roue de l’année, le sabbat de Beltane est en face de celui de Samhain. Nous sommes donc en plein milieu de la roue de l’année qui a commencé à Samhain.

Nous sommes dans la saison où la végétation est en plein essor. Beltane est la fête du feu et de la lumière. C’est la victoire de la lumière, du jour.  C’est un temps de fertilité, de croissance. On célèbre l’amour, la lumière, la sexualité, la fertilité. Une des représentations de Beltane est la déité solaire du Dieu Cornu, vigoureux jeune homme qui est prêt à s’unir à la déité lunaire, la Déesse Mère, la triple Déesse qui est alors dans son aspect virginal, sensuelle, prête à être fécondée. C’est une période lumineuse, les jours grandissent et ils continueront à grandir jusqu’au solstice d’été pour le sabbat de Litha. Les célébrations en l’honneur de Beltane commencent au soir du 31 avril jusqu’au soir du 1er mai. C’est l’occasion de ramasser un rameau d’aubépine et de l’accrocher au-dessus de votre porte d’entrée pour apporter la protection à votre maison.
C’est une fête de purification. Dans l’ancien temps, les paysans préparaient de grands feux et faisaient passer leur troupeaux entre les feux pour les purifier et les protéger des maladies. Ils passaient également eux-mêmes entre les feux et sautaient par dessus. Le feu de Bel est un feu bénéfique avec des énergies puissantes de purification, de divination, de protection.

Lors de fêtes traditionnelles, nous célébrons encore, dans certains villages, le mât de Mai, ou l’arbre de Mai. C’est un arbre que les jeunes vont couper et placer au centre du village, il est décoré de rubans de couleurs, de fleurs. Les jeunes gens dansaient autour en tressant les rubans.Il représente la fertilité, c’est un symbole phallique. La danse des cordelles vient de cette tradition. Il y a aussi la célébration de la belle de Mai, fête de la Maio qui met à l’honneur une jeune fille pour sa beauté, sa fraîcheur, sa pureté. On la couronne de fleur, on lui fait des offrandes. Elle est le symbole de cette nature, belle, jeune, pure, éclatante de couleur, de lumière. Cette fête se situe dans le signe du Taureau qui est en relation avec des énergies régénératrices, qui stimulent la croissance. Le signe du Taureau apporte la force, la vitalité, la sexualité épanouie, la fertilité. Profitez de ce moment pour demander la protection, la purification, la guérison pour vous et vos proches. Au matin du 1er Mai, la rosée a, dit-on, des propriétés sacrés de santé, de purification de la peau. Les jeunes femmes allaient se frotter le visage de rosée pour bénéficier de ces vertus. Les eaux des puits, des sources étaient supposées avoir des vertus magiques puissantes. Les fleurs de couleur jaune, pour rappeler le soleil, étaient largement utilisées pour décorer les maisons, faire des couronnes de fleurs…La danse des cordelles, danse que l’on fait autour de l’arbre de mai avec des rubans de couleurs, est encore pratiquée de nos jours. Tout comme la danse du cheval-jupon. Ce sont des chevaux-bâtons revêtus de jupons pour cacher le balai que les hommes enfourchent. Deux cavaliers s’affrontent dans une danse. L’un représente l’hiver et l’autre l’été. C’est le représentant de l’été qui doit être vainqueur de cette danse. La nuit du 1er mai est appelée également la nuit de Walpugis, la nuit du bûcher des sorcières, car l’on croyait dans l’ancien temps que les feux étaient allumés par les sorcières, qu’elles y dansaient autour pour honorer l’arrivée du printemps. Des effigies de sorcières, faites de paille, de bois et de vêtements, étaient jetées dans les feux pour symboliser la fin de l’hiver.

 

Fêter Beltane c’est honorer la Terre Mère. Elle nous offre sa fertilité, sa protection, ses énergies de vie. C’est honorer la lumière du jour, le soleil, le feu qui purifie. C’est honorer le cycle de la roue de l’année, ce cycle de vie et de mort qui est si important pour notre bien-être, pour notre humanité.

 

Joyeux Sabbat de Beltane à tous.